Bava Batra 10

Chapitre 10

א גֵּט פָּשׁוּט, עֵדָיו מִתּוֹכוֹ. וּמְקֻשָּׁר, עֵדָיו מֵאֲחוֹרָיו. פָּשׁוּט שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מֵאֲחוֹרָיו וּמְקֻשָּׁר שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מִתּוֹכוֹ, שְׁנֵיהֶם פְּסוּלִים. רַבִּי חֲנִינָא בֶן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, מְקֻשָּׁר שֶׁכָּתְבוּ עֵדָיו מִתּוֹכוֹ, כָּשֵׁר, מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לַעֲשׂוֹתוֹ פָשׁוּט. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה:
1 Dans un acte simple, les témoins signent en dedans (au-dessous de l’acte); dans un acte plié (et cousu), ils signent sur le verso. Si les signatures des témoins se trouvent sur le verso d’un acte simple, ou bien si un acte plié et cousu porte les signatures des témoins en dedans, dans les deux cas l’acte est nul. R. Hanina b. Gamliel dit: si un acte plié et cousu a les signatures en dedans, il est valable, car on peut le découdre et le déplier pour en faire un acte simple. R. Simon b. Gamliel dit: tout dépend de l’usage du pays.
ב גֵּט פָּשׁוּט, עֵדָיו בִּשְׁנָיִם. וּמְקֻשָּׁר, בִּשְׁלֹשָׁה. פָּשׁוּט שֶׁכָּתוּב בּוֹ עֵד אֶחָד, וּמְקֻשָּׁר שֶׁכָּתוּב בּוֹ שְׁנֵי עֵדִים, שְׁנֵיהֶם פְּסוּלִין. כָּתַב בּוֹ זוּזִין מְאָה דְאִנּוּן סִלְעִין עֶשְׂרִין, אֵין לוֹ אֶלָּא עֶשְׂרִין. זוּזִין מְאָה דְאִנּוּן תְּלָתִין סִלְעִין, אֵין לוֹ אֶלָּא מָנֶה. כְסַף זוּזִין דְּאִנּוּן, וְנִמְחַק, אֵין פָּחוּת מִשְּׁתָּיִם. כְּסַף סִלְעִין דְּאִנּוּן, וְנִמְחַק, אֵין פָּחוּת מִשְּׁנָיִם. דַּרְכּוֹנוֹת דְּאִנּוּן, וְנִמְחַק, אֵין פָּחוּת מִשְּׁתָּיִם. כָּתוּב בּוֹ מִלְמַעְלָה מָנֶה וּמִלְּמַטָּה מָאתַיִם, מִלְמַעְלָה מָאתַיִם וּמִלְּמַטָּה מָנֶה, הַכֹּל הוֹלֵךְ אַחַר הַתַּחְתּוֹן. אִם כֵּן, לָמָּה כוֹתְבִין אֶת הָעֶלְיוֹן, שֶׁאִם תִּמָּחֵק אוֹת אַחַת מִן הַתַּחְתּוֹן, יִלְמַד מִן הָעֶלְיוֹן:
2 L’acte simple sera signé par deux témoins, et un acte plié et cousu doit être signé par trois témoins. Si le premier n’a qu’une signature, il est nul; de même si le dernier n’a que deux signatures, il est nul. Si un créancier présente un acte dans lequel il est écrit “100 dinars qui font 20 sicles “ (quoique 100 dinars fassent 25 sicles), on ne lui en donne que 20; s’il est écrit “100 dinars qui font 30 sicles” (quoique 30 sicles vaillent 120 dinars) on ne lui en donne que 100. S’il est écrit zouzim (au pluriel), ou selaïm ou drachmes (au pluriel), et que le nombre restant soit effacé, ce sera au moins deux. S’il est écrit d’abord: 100 dinars, et si dans la répétition il y a 200, ou s’il y a d’abord 200 et plus bas il y a 100, on adopte en tous cas le chiffre qui se trouve dans la répétition à la fin de l’acte. A quoi sert donc de répéter l’écrit du commencement? Si une lettre s’efface dans le bas, on se dirige d’après ce qui est écrit au commencement.
ג כּוֹתְבִין גֵּט לָאִישׁ אַף עַל פִּי שֶׁאֵין אִשְׁתּוֹ עִמּוֹ, וְהַשּׁוֹבֵר לָאִשָּׁה אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בַּעְלָהּ עִמָּהּ, וּבִלְבַד שֶׁיְּהֵא מַכִּירָן, וְהַבַּעַל נוֹתֵן שָׂכָר. כּוֹתְבִין שְׁטָר לְלֹוֶה אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ, וְאֵין כּוֹתְבִין לְמַלְוֶה, עַד שֶׁיְּהֵא לֹוֶה עִמּוֹ, וְהַלֹּוֶה נוֹתֵן שָׂכָר. כּוֹתְבִין שְׁטָר לְמוֹכֵר אַף עַל פִּי שֶׁאֵין לוֹקֵחַ עִמּוֹ. וְאֵין כּוֹתְבִין לְלוֹקֵחַ, עַד שֶׁיְּהֵא מוֹכֵר עִמּוֹ, וְהַלּוֹקֵחַ נוֹתֵן שָׂכָר:
3 On peut écrire une lettre de divorce (y mettre la signature des témoins) et la donner au mari en l’absence de sa femme; on peut aussi donner la quittance de la femme et la lui remettre en l’absence du mari, à condition de connaître l’homme et la femme. Le mari paye l’écrivain. On peut écrire un acte de prêt et le donner au débiteur en l’absence des créanciers, mais on ne doit pas le faire pour le créancier en l’absence du débiteur; le débiteur paye l’écrivain. On peut écrire un acte de vente et le donner au vendeur en l’absence de l’acheteur; mais on ne doit pas le faire pour l’acheteur en l’absence du vendeur. L’acheteur paye l’écrivain.
ד אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי אֵרוּסִין וְנִשּׂוּאִין אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וְהֶחָתָן נוֹתֵן שָׂכָר. אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי אֲרִיסוּת וְקַבְּלָנוּת אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וְהַמְקַבֵּל נוֹתֵן שָׂכָר. אֵין כּוֹתְבִין שְׁטָרֵי בֵרוּרִין וְכָל מַעֲשֵׂה בֵית דִּין אֶלָּא מִדַּעַת שְׁנֵיהֶם, וּשְׁנֵיהֶם נוֹתְנִין שָׂכָר. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, שְׁנֵיהֶם כּוֹתְבִין שְׁנַיִם, לָזֶה לְעַצְמוֹ וְלָזֶה לְעַצְמוֹ:
4 Les actes de fiançailles ou de mariage (qui renferment des engagements pécuniaires) ne doivent être écrits que si l’homme et la femme y consentent. Le fiancé ou l’époux paye l’écrivain. Il ne faut pas écrire les actes de fermage ou autres contrats juridiques que si les deux intéressés y consentent. Les deux payent l’écrivain. R. Simon b. Gamliel dit: on écrit ces actes en double, pour un donner un à chaque intéressé –.
ה מִי שֶׁפָּרַע מִקְצָת חוֹבוֹ וְהִשְׁלִישׁ אֶת שְׁטָרוֹ וְאָמַר לוֹ, אִם לֹא נָתַתִּי לְךָ מִכָּאן וְעַד יוֹם פְּלוֹנִי תֶּן לוֹ שְׁטָרוֹ, הִגִּיעַ זְמַן וְלֹא נָתַן, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, יִתֵּן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, לֹא יִתֵּן:
5 Un débiteur a payé une partie de sa dette, et (au lieu de prendre une quittance) il a laissé le créancier remettre l’acte de prêt à un tiers en lui disant: “si je ne te donne pas d’ici à tel jour le reste dû, tu rendras l’acte au créancier pour qu’il se fasse payer la dette entière”. Si au jour venu le débiteur n’a pas envoyé le reste, selon R. Yossé, le tiers porteur doit rendre l’acte (au créancier, selon la convention), R. Judah dit qu’il ne doit pas le rendre.
ו מִי שֶׁנִּמְחַק שְׁטַר חוֹבוֹ, מְעִידִין עָלָיו עֵדִים, וּבָא לִפְנֵי בֵית דִּין וְעוֹשִׂין לוֹ קִיּוּם, אִישׁ פְּלוֹנִי בֶן פְּלוֹנִי נִמְחַק שְׁטָרוֹ בְּיוֹם פְּלוֹנִי, וּפְלוֹנִי וּפְלוֹנִי עֵדָיו. מִי שֶׁפָּרַע מִקְצָת חוֹבוֹ, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר, יַחֲלִיף. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר, יִכְתּוֹב שׁוֹבֵר. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה, נִמְצָא זֶה צָרִיךְ לִהְיוֹת שׁוֹמֵר שׁוֹבְרוֹ מִן הָעַכְבָּרִים. אָמַר לוֹ רַבִּי יוֹסֵי, כָּךְ יָפֶה לוֹ, וְלֹא יוּרַע כֹּחוֹ שֶׁל זֶה:
6 Si l’acte d’un individu s’efface spontanément, il doit appeler des témoins et aller avec eux devant le tribunal; les témoins alors font un nouvel acte, où ils écrivent: “Un tel, fils d’un tel, avait tel acte qui s’est effacé tel jour; tel et tel étaient ses témoins”. Si le débiteur a payé une partie de la dette, R. Juda dit de renouveler l’acte de prêt. R. Yossé dit: on laisse l’acte de prêt intact, et on donne au débiteur une quittance. R. Judah objecte que si l’on agit ainsi, le débiteur serait obligé de garder constamment la quittance, de peur qu’elle ne soit dévorée par les souris. Mais R. Yossé répondit: Il vaut mieux agir ainsi pour ne pas diminuer le droit du créancier.
ז שְׁנֵי אַחִין, אֶחָד עָנִי וְאֶחָד עָשִׁיר, וְהִנִּיחַ לָהֶן אֲבִיהֶן מֶרְחָץ וּבֵית הַבַּד, עֲשָׂאָן לְשָׂכָר, הַשָּׂכָר לָאֶמְצַע. עֲשָׂאָן לְעַצְמָן, הֲרֵי הֶעָשִׁיר אוֹמֵר לֶעָנִי, קַח לְךָ עֲבָדִים וְיִרְחֲצוּ בַמֶּרְחָץ, קַח לְךָ זֵיתִים וּבֹא וַעֲשֵׂם בְּבֵית הַבָּד. שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ בְעִיר אַחַת, שֵׁם אֶחָד יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן וְשֵׁם אַחֵר יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן, אֵין יְכוֹלִין לְהוֹצִיא שְׁטָר חוֹב זֶה עַל זֶה וְלֹא אַחֵר יָכוֹל לְהוֹצִיא עֲלֵיהֶן שְׁטָר חוֹב. נִמְצָא לְאֶחָד בֵּין שְׁטָרוֹתָיו שְׁטָרוֹ שֶׁל יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן פָּרוּעַ, שְׁטָרוֹת שְׁנֵיהֶן פְּרוּעִין. כֵּיצַד יַעֲשׂוּ, יְשָׁלֵשׁוּ. וְאִם הָיוּ מְשֻׁלָּשִׁים, יִכְתְּבוּ סִימָן. וְאִם הָיוּ מְסֻמָּנִין, יִכְתְּבוּ כֹּהֵן. הָאוֹמֵר לִבְנוֹ, שְׁטָר בֵּין שְׁטָרוֹתַי פָּרוּעַ וְאֵינִי יוֹדֵעַ אֵיזֶהוּ, שְׁטָרוֹת כֻּלָּן פְּרוּעִין. נִמְצָא לְאֶחָד שָׁם שְׁנַיִם, הַגָּדוֹל פָּרוּעַ וְהַקָּטָן אֵינוֹ פָרוּעַ. הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵרוֹ עַל יְדֵי עָרֵב, לֹא יִפָּרַע מִן הֶעָרֵב. וְאִם אָמַר עַל מְנָת שֶׁאֶפָּרַע מִמִּי שֶׁאֶרְצֶה, יִפָּרַע מִן הֶעָרֵב. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, אִם יֵשׁ נְכָסִים לַלֹּוֶה, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יִפָּרַע מִן הֶעָרֵב. וְכֵן הָיָה רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, הֶעָרֵב לָאִשָּׁה בִּכְתֻבָּתָהּ וְהָיָה בַעְלָהּ מְגָרְשָׁהּ, יַדִּירֶנָּה הֲנָאָה, שֶׁמָּא יַעֲשׂוּ קְנוּנְיָא עַל נְכָסִים שֶׁל זֶה וְיַחֲזִיר אֶת אִשְׁתּוֹ:
7 Deux frères ont hérité de leur père une maison de bains, ou un pressoir; l’un des frères est pauvre, et l’autre est riche. Si ces objets sont à louer, les deux frères se partagent les bénéfices; mais si le père les a construits pour son propre usage, le frère riche peut faire usage de la maison de bains pour lui et les siens, et à son frère pauvre il peut dire: “Achète des esclaves et fais usage comme moi de la maison de bains, ou achète des olives et fais usage du pressoir ”. S’il y a dans la même ville 2 individus homonymes, qui s’appellent par ex. tous les deux Joseph b. Simon, ils ne peuvent pas présenter des actes de prêt l’un sur l’autre. De même, une autre personne ne peut présenter un acte de prêt sur aucun d’eux. Si l’on trouve parmi des actes un écrit disant: “l’acte de Joseph b. Simon est payé”, les actes des deux homonymes sont payés. -Comment ces homonymes doivent-ils faire pour éviter tous ces inconvénients. -Ils doivent ajouter les noms de leurs grands pères; si leurs grands pères étaient aussi homonymes, on ajoute quelque signe distinctif; s’ils se ressemblent tant qu’ils n’ont point de signe distinctif, mais l’un d’eux est Cohen (ou Lévite) et l’autre ne l’est pas, on ajoute au premier: “Cohen” (ou Lévite), pour le distinguer de l’autre. Si un individu dit (en mourant) à son fils: “un de mes actes de prêt est payé, mais je ne sais pas lequel”, tous les actes sont considérés comme payés. S’il y en a deux qui se rapportent à un seul débiteur, on suppose la plus grande somme payée, non la plus petite. Si un individu prête de l’argent à quelqu’un sur la foi d’un garant, il ne peut pas se faire payer par le garant. S’il a dit d’avance qu’il prêt l’argent à la condition de se faire payer par le garant, ou par le débiteur, à volonté, il peut se faire payer par le garant. R. Simon b. Gamliel dit: Si le débiteur a de quoi payer, le créancier ne peut dans aucun cas se faire payer par le garant. R. Simon b. Gamliel dit aussi: pour une femme ne voulant pas épouser quelqu’un sans qu’un autre garantisse son douaire, un garant a répondu, puis son mari la répudie, et elle réclame son douaire au garant. Ce dernier peut exiger que le mari fasse vœu de ne pouvoir plus reprendre sa femme, de crainte que les époux n’aient fait un complot, pour se faire payer et ensuite s’unir à nouveau.
ח הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵרוֹ בִּשְׁטָר, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשֻׁעְבָּדִים. עַל יְדֵי עֵדִים, גוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. הוֹצִיא עָלָיו כְּתַב יָדוֹ שֶׁהוּא חַיָּב לוֹ, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. עָרֵב הַיּוֹצֵא לְאַחַר חִתּוּם שְׁטָרוֹת, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. מַעֲשֶׂה בָא לִפְנֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְאָמַר, גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. אָמַר לוֹ בֶּן נַנָּס, אֵינוֹ גוֹבֶה לֹא מִנְּכָסִים מְשֻׁעְבָּדִים וְלֹא מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין. אָמַר לוֹ, לָמָּה. אָמַר לוֹ, הֲרֵי הַחוֹנֵק אֶת אֶחָד בַּשּׁוּק וּמְצָאוֹ חֲבֵרוֹ וְאָמַר לוֹ הַנַּח לוֹ, פָּטוּר, שֶׁלֹּא עַל אֱמוּנָתוֹ הִלְוָהוּ. אֶלָּא אֵיזֶהוּ עָרֵב שֶׁהוּא חַיָּב, הַלְוֵהוּ וַאֲנִי נוֹתֵן לְךָ, חַיָּב, שֶׁכֵּן עַל אֱמוּנָתוֹ הִלְוָהוּ. אָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, הָרוֹצֶה שֶׁיַּחְכִּים, יַעֲסוֹק בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, שֶׁאֵין לְךָ מִקְצוֹעַ בַּתּוֹרָה גָּדוֹל מֵהֶן, שֶׁהֵן כְּמַעְיָן הַנּוֹבֵעַ. וְהָרוֹצֶה שֶׁיַּעֲסוֹק בְּדִינֵי מָמוֹנוֹת, יְשַׁמֵּשׁ אֶת שִׁמְעוֹן בֶּן נַנָּס:
8 Si un créancier a un acte de prêt, il peut se faire payer sur les immeubles que le débiteur a vendus (à une date postérieure à celle de son acte); mais s’il n’a que des témoins de l’emprunt (pas d’acte), il ne peut se faire payer que sur les biens libres du débiteur. Si le créancier présente un écrit constatant de la dette (non attestée), il ne peut se faire payer que sur les biens libres. Si le garant a écrit au-dessous de la signature des témoins, le créancier ne peut se faire payer de lui que sur ses biens libres. Un pareil fait s’est présenté devant R. Ismaël, qui a dit: le créancier peut se faire payer sur les biens libres que le garant possède. R. Ismaël lui en demanda la raison; Ben Nanos lui répondit: si un individu demande de l’argent à quelqu’un menaçant de l’étrangler, et un survenant lui dit: “laisse-le libre, je te donnerai de l’argent pour lui”, le garant n’est pas obligé de payer, car ce n’est pas sur garantie que le créancier a prêté son argent. -Quand donc le garant est-il obligé de payer pour le débiteur? - Quand il dit au créancier: “prête-lui, je te paierai”; en ce cas le créancier n’a prêté que sur garantie. R. Ismaël dit alors: si quelqu’un veut devenir savant, qu’il étudie les lois de questions financières, car il n’y a pas dans la loi une partie qui exige plus de talent et de savoir qu’elles, qui sont comme une source féconde; et si quelqu’un veut étudier ces lois, qu’il serve comme disciple de Simon b. Nanos.